Le Gents Madrigaalkoor chante pour nos 200 ans le 12 septembre 2026, à l'Abbaye.

Abbaye du
Mont des Cats

Abbaye du Mont des Cats
Abbaye du Mont des Cats
Abbaye du Mont des Cats
1826
BicentenaireCCDeux cents ans de vie monastiqueJubilé 2026Sicut Aurora ConsurgensFondée en 1826Abbaye du Mont des CatsBicentenaireCCDeux cents ans de vie monastiqueJubilé 2026Sicut Aurora ConsurgensFondée en 1826Abbaye du Mont des Cats
2026

200 ans d'histoire

« 1826 - 2026 : Deux siècles de foi, de prière et de présence »

La frise historique, située au bas de l'image, nous invite à imaginer un photographe immortalisant, tous les 35 ans, le même point de vue de l'abbaye. Puisque notre monastère n'a jamais changé d'emplacement, ces clichés révèlent avec une clarté saisissante l'évolution architecturale des bâtiments.

Les photographies de l'église abbatiale, disposées au-dessus de la frise, témoignent de la métamorphose intérieure de notre lieu de prière.

Dans le sens des aiguilles d'une montre : 1900 • 1850 • 1950 • 1918 • 2025 • 1972

200 ans de l'Abbaye du Mont des Cats

Dernières informations

Homélie30 août 2026

Jubilé de 200 ans avec la famille bénédictine du Nord de la France et de Belgique

Homélie de Mgr Lode Van Hecke, évêque émérite de Gand, abbé émérite d'Orval

29 août 2026 – Mont-des-Cats – 200e anniversaire – Introduction

 

Chers frères et sœurs, c'est une grande joie de pouvoir nous réunir en cette occasion, en la fête de Béatrice de Nazareth : le deuxième centenaire de la communauté du Mont-des-Cats.

 

Une célébration eucharistique n’est pas un colloque historique, aussi passionnant cela puisse-t-il être. Mais mon cœur me pousse à évoquer un instant le nom du village où nous nous trouvons. Il faut être néerlandophone – et plus encore flamand – pour savourer la beauté du mot : Godewaersvelde. C’est que nous sommes dans la Flandre française et que l’histoire n’a pas effacé le nom original.

 

C’est peut-être la légende plus que l’histoire qui me me rêver. Si « velde » veut dire champ ou domaine, Godewaers (ou Godewaerts) peut, en moyen-néerlandais, signifier « orienté vers Dieu ». C’est de toute façon ainsi que les gens l’ont compris, ce qui a amené le flamand dialectal à souvent raccourcir le nom en Godsvelde : le champ de Dieu. Cette interprétation populaire ne témoigne-t-elle pas d’une intuition profonde ? La venue des moines ne pouvait qu’en être la confirmation.

 

À quelques jours de la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, le septembre, nous devrions prier pour que toute la planète soit un Godewaersvelde : un monde tourné vers Dieu, un monde qui mène vers Dieu. En tant que moines trappistes, avec notre sensibilité séculaire pour la création, nous avons notre rôle à jouer dans cette prise de conscience. Nous le faisons déjà par notre simple présence et notre façon de vivre.

 

Aujourd’hui, du haut du Mont, nous levons nos mains en signe de louange et de gratitude pour ce que plusieurs générations de frères ont vécu et continuent de vivre, nous confiant à Dieu et à Marie pour que ce lieu soit, aujourd'hui comme demain, une bénédiction pour l’Église et toute la région.

 

Préparons-nous à bien vivre cette célébration d’action de grâce.

 

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Homélie

 

1Co 3,9…17 – Ps 45 – Jn 2,13-22

 

Chers frères de la communauté du Mont-des-Cats,

Et vous tous, frères et sœurs des diverses communautés monastiques qui vous êtes joints à cette fête,

 

Il y a deux cents ans, des hommes se sont rassemblés sur cette colline, à Godewaersvelde. Le regard orienté vers Dieu, ils ont construit un monastère, un espace pour que résonne, nuit et jour, la louange. Deux cents ans ! À l'échelle de l'histoire de Cîteaux, ce n'est pas énorme. À l'échelle d'une vie d'homme, c'est beaucoup. C'est quatre fois un jubilé monastique de 50 ans. C'est donc surtout la preuve d'une fidélité : la fidélité de Dieu qui habite ce lieu, et la fidélité de générations de moines qui ont fait de cette église le cœur battant de leur existence.

 

Mais au fond, en ce jour anniversaire, que célébrons-nous ?

Dans l'Évangile, nous voyons Jésus accomplir un geste prophétique et déroutant. Il entre dans le Temple de Jérusalem et chasse les vendeurs. Ce n'est pas un simple coup de colère disciplinaire ; c'est un acte à la signification spirituelle profonde. Jésus refuse que la maison de son Père soit réduite à un lieu de trafic — ce qui menace peut-être moins nos églises monastiques — ou à un lieu d'habitudes pas toujours essentielles (ce qui est pour nous un plus grand danger).

 

Alors, lorsqu'on lui demande un signe pour justifier son autorité, Jésus répond par cette phrase mystérieuse : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Saint Jean nous donne la clé d'interprétation en disant que le sanctuaire dont il parlait, c'était son propre corps. Voilà le basculement fondamental de notre foi. Le lieu de la rencontre ultime entre Dieu et l'humanité n'est plus une construction de main d'homme. Le seul, le vrai Temple, c'est Jésus. Le Christ, crucifié et ressuscité.

 

Chers frères et sœurs, notre monastère — et même l’église de notre monastère — n'a de sens que parce qu'il abrite la présence de ce Corps. Le Corps du Christ : le Christ lui-même et nous qui sommes son corps. Nos églises sont le cadre où, jour après jour, dans l'Eucharistie, nous recevons ce Corps ressuscité pour devenir ce que nous recevons.

 

Saint Paul le développe dans sa première lettre aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » Paul s'adresse à une communauté. Et aujourd'hui, cette parole s'adresse à nous, qui vivons en communauté comme frères et sœurs. Le temple de Dieu, c'est nous. Et le Christ est notre unique fondement.

 

Aujourd’hui, nous célébrons surtout la communauté qui habite ici. Sur ce fondement qu’est le Christ, depuis deux siècles, des hommes ont construit un corps plus qu’un bâtiment : leur communauté. Certains ont apporté pour ainsi dire de l'or ou des pierres précieuses — par leurs élans de sainteté, par leur intelligence ou leur sens artistique. Tous sans exception ont apporté leurs fragilités, leurs pauvretés, leurs luttes silencieuses dans le secret de la cellule ou visibles pour tous dans la vie fraternelle. Et – comme dans chacune de nos communautés – l'histoire n'a pas manqué d'épreuves ni de feux purificateurs pour la communauté dans son ensemble. Autant de brèches qui pouvaient ouvrir vers la conversion et être des passages vers Dieu… Godewaerts.

 

Mais ce qui demeure, c'est l'Amour. Ce qui fait la beauté de ce lieu, ce sont les personnes et tout ce qu’elles ont vécu : l’attirance de la première découverte, les larmes de repentir versées dans le secret, la joie des professions monastiques, le silence très doux (ou peut-être lourd) des vigiles nocturnes, et — je ne veux pas l’oublier ! — la souffrance pour des frères qui partaient sans l’intention de revenir.

 

Chaque moine qui a vécu ici, chaque religieux et religieuse dans la vie monastique, est une pierre vivante du Temple spirituel qu’est sa communauté. Un monastère est un chantier permanent où le ciseau de l'Esprit Saint taille nos rugosités pour que nous nous ajustions les uns aux autres dans la charité.

 

Le Psaume 45 vient de nous donner cette image magnifique : « Le fleuve, ses bras réjouissent la cité de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d'elle : elle est inébranlable. » Je sais bien qu’un fleuve ne coule pas au-dessus d’un mont. Mais une source peut y sourdre. Sur le Mont-des-Cats, la vie monastique est comme une source cachée. Le monde extérieur s'agite, court, s'inquiète, s'épuise parfois dans le bruit. Tandis qu’ici, depuis 200 ans, la stabilité de la prière offre au monde un recours, un refuge.

 

Quelle joie de voir aujourd'hui des représentants de nos communautés monastiques, bénédictines, cisterciennes et bernardines ! Notre présence montre que ce fleuve (ou plutôt alors la source) ne coule pas que sur le Mont-des-Cats. Ce qui coule irrigue toute l'Église. Nos monastères sont autant de bras d’un même fleuve de grâce. La communion fraternelle à l’intérieur de nos communautés et entre nos communautés est aujourd'hui le signe visible que nous appartenons tous à la même Cité, bâtie sur le roc de l'Évangile. Nous sommes tous ensemble le Corps du Christ.

 

Chers frères et sœurs, en faisant mémoire de ces deux cents ans de la dédicace, nous ne regardons pas en arrière avec nostalgie. Certes, nous rendons grâce pour les anciens qui nous ont devancés, mais nous regardons aussi devant.

Que cette église – et donc cette communauté – reste ce qu'elle a toujours été :

·         Un foyer de charité, où les pierres vivantes s'aiment et se soutiennent ;

·         Un lieu de purification, où l'on revient sans cesse à l'essentiel ;

·         Une oasis de paix, où tout hôte de passage, tout chercheur de Dieu, peut pressentir la douceur de la présence divine.

 

Que la Vierge Marie, Notre-Dame du Mont-des-Cats, qui a su faire de son propre cœur le plus pur temple de la Parole, veille sur cette communauté et sur chacun de nos monastères.

Et que le Seigneur achève en chaque frère ce qu'il a si heureusement commencé il y a deux siècles.

 

 

En vidéo...

Bénédiction du nouvel abbé du Mont des Cats

Godewaersvelde, du potjevleesch à la cuisine de Dieu

À propos de nous…

« Voici que j’ai fui loin du monde et que j’ai établi ma demeure dans la solitude »
— Saint Antoine le Grand

Depuis sa fondation à la fin du XVIème siècle, l’abbaye du Mont des Cats a connu deux grandes périodes, de 1650 date de l’installation des Antonins jusqu’à la Révolution française, puis de 1826 à nos jours, où il fut occupé sans interruption y compris après la loi d’expulsion des congrégations.

Abbaye du Mont des Cats

La vie de l'Abbaye,
en images et en sons

Albums photos, films et enregistrements glanés au fil des saisons et des célébrations.

Nos produits

Produits de l'abbaye du Mont des Cats

Le travail permet à la communauté de vivre du travail de ses mains. Une fromagerie est la principale ressource de la communauté. Outre ce travail de type industriel, il y a encore le Magasin et la vente de la Bière. Mais il faut également assurer tous les services de la communauté : cuisine, entretien, lessive.

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Fidèles à la tradition bénédictine, nous accueillons en notre hôtellerie les personnes qui souhaitent une pause dans leur vie, une retraite spirituelle, individuelle ou en groupe, une évaluation dans leur itinéraire, une écoute fraternelle.

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